La musique

:: Ambiance et Merengue

La musique occupe une place de choix en République Dominicaine. Les dominicains adorent danser. Il existe une vingtaine de rythmes dansants comme la mangulina, le pambiche, le son, les atabales, le zapateo. Mais issu d'un mélange de culture espagnole et africaine, le rythme le plus connu est le Merengue, influencé par la güira, instrument typique, composé d'une râpe cylindrique en laiton sur laquelle on frotte une racle.

Elevée au rang de musique nationale, on peut même assister à la semaine du Merengue qui a lieu chaque année vers la fin du mois de juillet : une bonne occasion d'en connaître les interprètes comme Sergio Vargas, et Johnny Ventura.

Bien plus locale, la bachata, plus connue comme le rythme de "l'amargue", est une combinaison de chansons romantiques et de poésie, expression des amours transis. En vogue depuis les années soixante-dix et ennoblie, entre autres, par Juan Luis Guerra, Luis Segura et Raulin.

L'influence de la salsa (cubaine, du Panama ou de Porto Rico) vient également se greffer sur les rythmes locaux.

:: Compilation de 12 genres musicaux Dominicains

  • MERENGUE : C'est la danse dite "nationale" puisqu'elle est connue par l'ensemble des Dominicains. Certains connaisseurs affirment que le merengue est une danse de la région de Cibao, mais d'autres assurent qu'elle provient des régions frontalières à Haïti. C'est une danse nationale dominicaine qui comporte plusieurs variantes (Güira, Tambour et Accordéon).
  • BACHATA : Il s'agit d'une musique romantique où le chanteur pleure sa ballade avec beaucoup de passion. Elle se distingue du merengue par des rythmes plus lents et par des mélodies aux accents nettement plus romantiques. à l'origine, il s'agissait simplement d'une chanson accompagnée à la guitare. Aujourd'hui, un orchestre de bachata comprend des synthétiseurs, des instruments de percussion, une basse et, surtout, une guitare au son très aigu. C'est ce dernier instrument qui donne un son unique à la bachata.
  • SALVE : Type de chant d'appel-et-réponse qui utilise "güira", "pandereta", "atabales" et autres instruments africains. Les Salves sont hautement cérémoniales et sont utilisées dans les pèlerinages et à des parties dédiées aux Saints. Le nom vient de la Salve Regina, un psaume catholique et beaucoup chantent encore un sacré, salve classique qui préserve les modes médiévales de vieux hymnes espagnols. La Salve peut être jouée dans nombre de régions du pays, mais c'est l'un des sons les plus connus, en grande partie parce que c'est le son de choix dans Villa Mella, une banlieue pauvre de la capitale souvent considérée comme l'épicentre des traditions afro-dominicaines.
  • SON : Le Son est un rythme créé et cultivé au coeur de la République Dominicaine, merveilleuse expression de son grand esprit créateur. Le Son est un monde dans lequel la musique populaire, implantée dans l'âme de la République Dominicaine, est une expression créole qui met en évidence la richesse et la diversité culturelle et musicale de notre peuple. Cette musique afro-antillaise se caractérise par la parfaite combinaison entre le style et l'élégance de sa danse.
  • MANGULINA : danse propre à la région sud du pays, elle se pratique immédiatement après le Carabiné (type de danse), raison pour laquelle on lui donne aussi le nom de Cola. C'est la version créole de la valse. Güira, Accordéon et Valcié.
  • CARABINé : danse de groupe qui se pratique en cercle, elle provient du sud du pays et est née lorsque les dominicains ont transformé la Isa Canaria dans le but de créer une danse hybride mêlant à la fois chorégraphie européenne et rythme africain. Ce fut en 1802 lorsque les troupes de Dessaline entrèrent dans le pays et assiégèrent Saint-Domingue.
  • DANSE RITUELLE DES "PALOS O ATABALES" : cette danse est intimement liée à la célébration des "luases", les disparus. On peut dire que cette danse est la plus répandue au niveau géographique et tout dominicain la connaît. Elle provient des esclaves et se pratique avec un ensemble de tambourins.
  • LE PRI PRI : également appelée "balsie" ou "palo echao", cette musique et danse à la fois, principalement originaire de Villa Mella, plaît beaucoup et attire un grand nombre de personnes lorsqu'on célèbre sa fête. Le Pri Pri se joue avec un "balsie acostado" ou un accordéon, qui étaient autrefois en bois ce qui lui donnait une sonorité spéciale. Aujourd'hui, on utilise du métal, un guayo ou güira. Les chansons sont occasionnelles et évoquent des situations sociales.
  • CHENCHE MATRICULADO : C'est une danse forte et virile qui se pratique durant les nuits blanches à Jacagua. Cette danse a commencé à être pratiquée vers le milieu du siècle dernier. Certains experts ayant observé sa chorégraphie affirment que de nombreux pas leur rappellent des danses acrobatiques d'Afrique occidentale. Ses notes littéraires sont associées à la politique du siècle passé, époque dont provient le "matriculado".
  • ZAPATEO DOMINICAIN : Celle-ci provient du nord-ouest de notre pays. Elle comporte quatre formes qui sont : Sarambo, Guarapo, Callao et Fandango. C'est une danse de mouvements rapides, ce qui la rend très agréable à observer lorsqu'elle est dansée en face-à-face par des danseurs qui la dominent avec habileté. C'est la soeur du Zapateo andalous et comporte quatre variantes différentes.
  • BAMBOULA : Cette danse est l'union d'éléments très divers. La chorégraphie rappelle les mouvements de la danse de cour pure du XVIIIe siècle, ce qui contraste avec le rythme qui est nettement africain. Cette danse rituelle se pratique uniquement sur la péninsule de Samaná, au cours de la fête de Saint Raphael.
  • MACHACO : C'est une danse des sections de cumbi associée au travail. Elle provient de Río Grande Altamira dans la province de Puerto Plata et est composée de mouvements cadencés associés à la récolte et au broyage du café, d'où son nom de Machaco.

Festival du Merengue

Vibrez au rythme du Merengue! Le Festival du Merengue se tient chaque fin de juillet à Saint Domingue. L'occasion de vous plonger un peu plus dans la culture et le folklore dominicain.